Bivariétal : Duchesse Bérerd + Ste Anne :

arbre à deux greffes, qui portera à la fois des fruits d’été et des fruits de garde. Variétés décrites ci-dessous.

Poires d’été

Beurrée Giffard :

Une des premières très bonne poire de la saison, de couleur jaune verdâtre ponctuée de brun. Sa chair est fine, fondante et juteuse. Les poires se conservent bien pour des fruits d’été.

Canepire de Bovagnet :

Variété locale, unique, génotypée sur un vieil et bel arbre centenaire à Attignat Oncin chez Mr Bovagnet. L’arbre est très productif, n’alterne pas, ne tombe jamais malade malgré son grand âge et produit chaque année une grande quantité de très bonnes poires fondantes à croquer en fin d’été.

Carmaniule :

Poire à cidre et à gnole typiquement locale d’origine inconnue. Présente en particulier dans les fermes de l’albanais, ces poires vertes tachetées de fauve permettaient  de faire la première pressée de l’année. Appréciées crues sous l’arbre pour leur chair fondante, juteuse et sucrée, les  gourmands d’autrefois profitaient de l’ombre de l’arbre majestueux – le Carmanioli – pour se rafraîchir de ses fruits délicieux à point. Ces poirettes se consomment également séchées : coupées en deux, passées au four après les pains elles peuvent se conserver tout un hiver.

Clapp’s Favorite :

Cet arbre de grande vigueur à tendance pleureur est très productif. Ses gros fruits vert à jaune cachent une chaire légèrement rosée, fine, fondante et parfumée. Sa floraison tardive lui permet d’éviter les gelées et sa récolte se fait en aout.

Cuisse Madame :

Poire d’été à la forme caractéristique. Son épiderme jaune vert recouvert de marron fauve et teinté de rose à l’insolation cache une chair fine, mi fondante, sucrée, juteuse et acidulée. L’arbre est très vigoureux, trapu, érigé et fertile.

Sainte Anne :

Variété Lyonnaise produisant de beaux fruits jaunes verdoyants à joue rose, à la chair sucrée, agréablement parfumée, ne blettissant pas à consommer en été. L’arbre est vigoureux et fertile.

Saint Jean :

Un arbre vigoureux, robuste et fertile produisant des fruits d’été à la peau d’un jaune verdoyant parfois teintée de rose, à la chaire blanc jaunâtre juteuse, sucrée et agréablement parfumée.

Sept en Gueule :

Il s’agirait de l’une des plus anciennes variétés connues (avant JC ?!). L’arbre géant, résistant, produit d’abondantes petites poires d’été jaunes à chair cassante, au goût prononcé de muscat. Elles se croquent rapidement et se transforment : conservées en bocaux dans l’alcool, séchées, confites et enrobées de chocolat …

Williams – Bon Chrétien William :

Un poirier bien connu, vigoureux et productif adapté à l’altitude. Ses gros fruits dorés à chair blanche sont juteux, sucrés, peu acidulés, fondants et très parfumés. L’arbre peut par contre être sensible aux maladies. Les fruits se consomment d’aout à octobre. C’est un bon polinisateur.

Poires d’automne

Alexandrine Douillard :

Une bonne poire sucrée à la production régulière.

Poire de 1849, obtenue par une jeune architecte Nantais qui la nomma de nom de son épouse, cette variété était traditionnellement cultivée dans la région lyonnaise et dans la vallée du Rhône. Cette poire à la peau fine, jaune bronzé à rose saumon et à la chaire blanche et ferme, est moyennement juteuse mais très sucrée et d’un parfum agréablement marqué selon les sols. L’arbre de moyenne vigueur est très ramifié et d’un porte plutôt ouvert. Sa mise à fruit est rapide et régulière avec une maturité en septembre octobre et une conservation pouvant aller jusqu’à 3 mois.

Beurrée Clergeau :

Très grosse poire de première qualité.

D’une fertilité abondante, cette variété produit de très grosses poires fondante, juteuses, sucrées acidulées à l’arôme délicat. A consommer d’octobre à décembre

Beurrée du Carter :

Variété de début d’automne, produisant de beaux fruits fondants, très bons à croquer. Cette variété unique et ancienne a été retrouvée par l’un des adhérents du Verger des Fruits retrouvés de Beauvoir en Royan.

Beurrée Gris :

Variété très ancienne portant d’excellente poire de début d’automne.

L’arbre est vigoureux et très fertile. Les fruits sont gros, de couleur variable : or, bronze, rosés … Leur chair est fondante, juteuse, sucrée acidulée, vineuse, d’exquise saveur.

Beurrée Hardy :

Une poire de septembre, aux gros fruits à l’épiderme rude et bronzé, de première qualité. Sa chaire blanche est fine, fondante, juteuse, sucrée, acidulée et parfumée. L’arbre vigoureux et érigé présente une bonne résistance au maladies, en particulier à la tavelure. Si sa mise à fruit est lente, sa productivité ensuite n’en est que meilleur et régulière.

Caillou / Caillot :

Arbre appelé ainsi par son propriétaire, Mr Claude Mailland, l’un des dernier arboriculteur et presseur de fruits artisanal de l’avant pays savoyard. Le bel et grand arbre produit tous les ans en septembre de nombreuses petites poires fermes très sucrées, toutes aussi bonnes à croquer qu’à cuir en confiture ou à presser en jus et cidre.

Citron :

Un arbre de belle vigueur, résistant à la tavelure et à mise à fruits rapide produisant en septembre des fruits losangiques, à la chair fine et sucrée pour tous les usages : fruit de table, conserve, cuisson. Elle était notamment utilisée traditionnellement dans la fabrication du vin cuit.

Cocomérina :

Une poire italienne sanguine à la chaire rouge, cultivée en altitude. Cette poire est douce et parfumée, au gout original. 2 récoltes : fin aout et fin octobre. Ce fruit original est fragile et se conserve peu et se prête également à la transformation en confitures, jus et liqueur.

Comice : 

Variété du XIXème siècle originaire d’Anger produisant de très grosses poires de septembre de première qualité à la peau jaune, fine et à la chair blanche, fondante, juteuse et très parfumée. Les fruits sont peu sensibles à la tavelure.

Conférence :

Poire à couteau d’automne (récolte fin aout à novembre) du XIXieme siècle en forme de bouteille. Adaptée à toutes les régions de France et résistante à la tavelure. Sa peau épaisse brune devenant jaune à maturité lui permet une conservation jusqu’en janvier. Sa chaire blanche puis jaune est de saveur très fine et fond dans la bouche. Elle se prête également très bien aux confitures.

Epine du Mas :

Un poirier semi vigoureux qui produit des fruits de première qualité jaune citron frappé de rose à points gris, fondantes, sucrée, acidulée et très parfumées. A déguster d’octobre à décembre.

Grand champion :

De grosses poires bronze à la chair fine, excellente, juteuse, sucrée et parfumée. Variété moderne.

Joséphine de Malines :

De grosses poires bronze à la chair fine, excellente, juteuse, sucrée et parfumée. Variété moderne.

Louise bonne d’Avranche :

Variété du XIXieme siècle formant rapidement de beaux et grand poiriers pyramidaux d’une grande fertilité. Ses poires volumineuses vert jaunâtres, teintées de rouge et couvertes de points bruns sont de première qualité. Poire à la chaire blanche, des plus fondantes, particulièrement juteuse, sucrée, d’une exquise saveur parfumée. Cette variété se prête bien à l’altitude. Récolte en septembre, avant maturité.

Marguerite Marillat :

Une excellente variété lyonnaise de 1870, résistante aux maladies.

Très grosses poires jaunes à la chair fine, fondante, juteuse, parfumée et sucrée à déguster en septembre et octobre.

Maude :

De très grands poiriers à la belle coloration automnale rouge, rustique jusque 1200m d’altitude et très présents dans le massif de la chartreuse et l’avant pays savoyard.  Les fruits sont vert jaune, à chair cassante, juteux, âpres et sucrés. Il n’y aurait pas de meilleur poire à jus que celle-ci : le rendement en est exceptionnel.

Président Héron :

Grosses poires jaune bronze à la chair ferme, sucrée, juteuse et au parfum légèrement épicé ; portées par un arbre de moyenne vigueur, à la productivité forte et régulière.

Sucrée de Montluçon :

Une variété ancienne résistante à la tavelure, vigoureuse et particulièrement fertile. Sa peau verte ponctuée de brun recouvre une chair fondante, sucrée et parfumée, à croquer ou pour la confection de délicieuses comptes. Elle se récolte en octobre et se conserve jusque 2 mois.

Tit’Ferme :

Poirier vénérable de la ferme, produisant de petites poires sucrées tendres peu juteuses en septembre, à croquer et transformer (sécher).

Triomphe de Vienne :

Une variété régionale du XIXieme siecle résistante aux maladies, produisant de beaux gros fruits jaune fauve en septembre, à la chaire juteuse, parfumée, fondante et parfois pierreuse au centre.

Poires de garde :

Bergamote Esperen : 

Un arbre vigoureux et fertile produisant de grosses poires juteuses, acidulées et très sucrée au parfum délicat, mâtures de décembre à avril.

Citronnier d’Attignat :

Variété inconnue portée par de nombreux anciens poiriers à Attignat Oncin. Grosses poires croquantes qui deviennent fondantes à maturité. De bonne conservation, elles se consomment crues et sont utilisées traditionnellement pour le jus (très bon rendement) et le cidre (jus coloré).

Catillac – Caramel du Pré Chateau : 

Enorme poire à cuire au goût de caramel, de quoi se nourrir tout un hiver !

Poirier du XVII siècle, vigoureux et fertile, résistant aux maladies, rustique et à la belle floraison rose tardive. Les poires jaunes à la chair juteuse et cassante sont énormes et ventrues, Un très bel exemplaire se trouve au hameau du Château à St Pierre d’Entremont. Exposé plein nord, à 1000m d’altitude, sujet aux fortes neiges, l’arbre produit sans peine tous les ans des fruits qui régalent les habitants du hameau tout l’hiver. Ceux qui apprécient les poires à chair grossière les croquent à plaisir. A la cuisson elles révèlent cependant une toute autre facette : cuites au four avec la peau, leur peau fond et elles prennent le goût d’un véritable caramel. Goût qui se retrouve également dans les compotes qui prennent une teinte rosée. Elles peuvent également permettre la réalisation de jus.

Curé :

Voilà une variété ancienne, vigoureuse et productive du XVIIIieme siècle que l’on trouvait dans tous les jardins de Curé. Résistante aux maladies, elle fut en son temps très prisée et se cultivait également bien en montagne. Sa chaire est mi croquante et sucrée. Reine des desserts de par sa fermeté, par exemple cuite au vin rouge. Elle se cueille à la l’automne et se consomme jusqu’à Noel.

Duchesse d’Angoulême :

Petit arbre compact et très rustique (jusque 1000m) à production régulière. Les fruits sont fondants, sucrés et très juteux. Ils se mangent crus ou encore poêlés d’octobre à décembre

Duchesse Bérerd :

Poirier obtenu dans le Rhône à la fin du XIXème à partir d’un semis. De gros fruits à l’épiderme bronzé virant au rouge au soleil. Sa chair blanche et fine est particulièrement sucrée et parfumées, de très bonne qualité. Peu sensible à la tavelure et d’une floraison abondante, cette variété se prête également bien à l‘altitude. Maturité d’octobre à décembre.

Evêque ou Fauvanelle :

Les fruits sont fauve bronzé, à la chair douce et vanillée. Bonne à croquer, c’est également l’un des meilleurs fruits pour la cuisson, confiserie et le séchage. Ils se consomment de novembre à février et sont portés par un arbre de vigueur moyenne.

Fer Dufour :

Variété au génotype unique retrouvée à Novalaise dans le verger de Mr Dufour par Anne Marie Boix. L’arbre de belle taille porte de gros fruits verts/jaunes à joue rose à croquer en octobre et de bonne conservation. Les fruits fondants et sucrés à maturité se prêtent également très bien à la cuisson.

 

Livre :

Variété très ancienne  (1587) à cuire. Arbre vigoureux, fertile, produisant de très gros fruits de garde pour les meilleurs des compotes.

Martin Sec :  

Cette variété très ancienne d’au moins 1530 produit des fruits roux à chair blanche, mi fine, très cassante, sucrée et anisée portés par des arbres vigoureux et très fertiles. Ces poires mâtures de novembre à février se prêtent à tous les usages : fruit de table, jus, cuisson, confiserie et séchage.

Noire – Lombard :

Beau poirier vigoureux, fertile et rustique présent dans l’avant pays savoyard. Les poires sont foncées, juteuses et fermes et se prêtent particulièrement bien à la cuisson et au jus. Cette variété autrefois très répandue permettait en particulier la confection de poiré – cidre.

Normand Blanc – De Citronnier :

Variété étrangement différentes de la majorité des poiriers ; feuillage feutré semblable aux pommiers, fruits durs… qui se retrouve abondement dans les paysages savoyards et haut savoyards : elle semble présente depuis toujours. Les fruits inconsommable crus ou cuit permettent toutefois de confectionner le meilleur des poirés : son jus permet d’obtenir le dernier cidre de l’année, avant Noël, très clair (pouvoir clarifiant), comparable à du vin blanc dans les contrées ou la vigne ne poussait pas. Sa chair est juteuse, à la fois sucrée, acide et astringente. L’arbre rustique et résistant aux maladies dont les fruits peuvent se récolter jusque décembre, une fois « mordues par le gel ».

Raclet du PNR de Chartreuse – Graubine :

Variété unique trouvée lors de l’inventaire des fruitiers de Chartreuse, présente à St Thibault de Coux et à St Christophe la Grotte. L’arbre majestueux porte de nombreux fruits à peau épaisse, jaune tachetée de brun et lavée de rouge au soleil, et à chair sucrée, d’abord ferme puis tendre à maturité. Elle devient vite farineuse. Bonne à croquer, à sécher et à cuire.

Verte Sucrée :

Une bonne régionale (auvergne – Lyon), fertile, à consommer d’octobre à mars. Ses fruits sont gros et parfumés à déguster croquant ou fondant mais aussi à cuire. L’arbre est vigoureux et résistant à la tavelure.

Porte Greffe de poiriers :

  • Le Pyrus Comunis, ou poirier Franc : Poirier sauvage et spontané européen qui s’adapte au froid et permet d’obtenir des arbres de grande taille, productifs, centenaires et pour tous les sols. La mise à fruit peut mettre 6 ans.
  • Le poirier de Chine (ou pyrus calleryana) : Résistant aux maladies, un petit peu plus petit que le poirier franc, peut se conduire en forme basse ou palissée. Préfère un sol drainant/sec et non calcaire.
  • Le Cognassier BA29 : Pour de petits poiriers nains, de préférence à tuteurer ou palisser et entretenir régulièrement. Il tolère le calcaire. La mise à fruit est rapide (2 ou 3 ans).

« Eh oui, je suis un vieux poirier. Je ne sais pas qui m’a semé, qui m’a planté. A vrai dire, je m’en moque un peu. Je suis là, vagabond, solitaire, inscrit dans le paysage depuis toujours »